Crabalocker fishwife, pornographic priestess http://blogs.visual-music.org/theghostchild/ Le blog de theghostchild fr-fr theghostchild Sun, 27 Jul 2008 09:36:12 -0500 http://blogs.law.harvard.edu/tech/rss Visual-Music.org/VisualRssGenerator v1 jye@visual-music.org jye@visual-music.org http://blogs.visual-music.org/images/blogs/rss.gif Blogs Visual-Music.org 28 14 http://blogs.visual-music.org/ 60 Il y a 10 ans Il y a dix ans jour pour jour j'étais assis au fond à droite de ma salle de cours. En seconde. Vue sur le parc. Fin d'année. Mardi.<br /> Il faisait beau.<br /> Je savais ce que j'allais faire après les cours. J'ignorais que 10 ans après je m'en souviendrai aussi bien.<br /> <br /> La prof d'histoire n'était pas là. Enceinte. Sortie prévue une heure plus t&ocirc;t.<br /> <br /> 15 heures. Pressé mais pas trop, j'ai marché jusqu'au magasin de disque. Le vendeur en me voyant m'a dit: &quot;je savais que je te verrais aujourd'hui&quot;. Il a ajouté: &quot;j'ai aussi le nouveau Buckley et le nouveau Kravitz&quot;.<br /> Et puis quoi encore.<br /> <br /> Le chemin pour rentrer chez moi montait, en suivant la route. Trajet pendant lequel mille et une pensées ont traversé mon esprit. La principale: &quot;ne te fais pas d'illusions, ce ne sera pas aussi bien que le précédent&quot;.<br /> <br /> Enfin chez moi. J'ai posé le cd sur la platine. <br /> Play.<br /> Des mots dont la simple évocation me fait toujours frissonner. <br /> Twilight fades through blistered Avalon.<br /> <br /> Bizarrement, le choc n'a pas été immédiat. Il m'a fallu des mois avant de réaliser. Je crois qu'aujourd'hui je suis résigné, ou peut être réaliste. Ou alors j'imagine que ce n'est plus possible pour rendre le moment où cela arrivera encore plus fort.<br /> <br /> Celui qui a conditionné tout le reste, toute la suite. Depuis j'en ai s&ucirc;rement entendu des meilleurs mais aucun ne m'a marqué de la sorte. <br /> Réaliser que ce disque est s&ucirc;rement l'une des plus belles choses qui me soit arrivé, pour prendre des mots galvaudés car tellement utilisés: l'album de ma vie. En tout cas le plus important de ma vie. <br /> <br /> Et je crois, enfin j'aime penser, que c'est aussi le plus important de <i>sa</i> vie. http://blogs.visual-music.org/theghostchild/billet-861-Il-y-a-10-ans.htm http://blogs.visual-music.org/theghostchild/billet-861-Il-y-a-10-ans.htm http://blogs.visual-music.org/theghostchild/billet-861-Il-y-a-10-ans.htm Blogs JJ72 - I To Sky <img src="http://images-jp.amazon.com/images/P/B00006NSGB.01.LZZZZZZZ.jpg" align="center" class="image"><br /> <br /> Les sentiments sont un secret à garder, dixit <b>Electric Soft Parade</b>. Mais aujourd'hui, c'est un secret qu'il me faut révéler.<br /> En octobre 2002 est sorti dans un anonymat quasi total, l'un des plus beaux disques de la décennie. Une bonne presse ici où là et c'est tout.<br /> Né dix ans trop tard, <b>JJ72</b>, puisqu'il s'agit d'eux, a pris le monde à contre-pieds.<br /> Erigé en héros par le NME avant le se&iuml;sme pré-Strokes, les irlandais promettaient dans un monde où les espoirs s'appelaient Coldplay, Travis et Starsailor. <br /> Deux ans plus tard, le monde avait changé et c'est garage qu'il fallait sonner. Mais Mark Greaney avait une idée bien précise. Un monument de béton froid dans un jardin de délicats coquelicots.<br /> Moins influencé par l'Europe de l'ouest dans son imagerie que le premier album, <i>I to Sky</i> offre un monde onirique, entre rêves et cauchemars.<br /> &quot;Nameless&quot;, dépouillée au maximum, est l'une des chansons les plus poignantes qui soit. &quot;You are not an enemy&quot; chante-t-il au toujours fuyant être aimé.<br /> Là où <b>Nirvana</b> et <b>Buckley</b> transpiraient par tous les pores du premier disque, c'est clairement vers <b>Smashing Pumpkins</b> que les regards se tournent ici (&quot;Sinking&quot;). &quot;I saw a prayer&quot; et &quot;Serpent Sky&quot; résument l'ambiguité d'un disque fascinant de bout en bout, entre tendresse et rage, cette dernière étant l'une des chansons les plus violentes emotionnellement entendu depuis on ne sait quand.<br /> Le sens mélodique de Greaney n'a pas disparu dans la production énorme: &quot;Always &amp; Forever&quot; et &quot;Half Three&quot; sont là pour le prouver. Pratiquant une politique du less is more niveau ballades, JJ72 tape dans le mille à trois tentatives sur trois. &quot;Nameless&quot;, &quot;Brother Sleep&quot; et &quot;Oiche Mhaith&quot; sont boulversantes de beauté, soulignées par des textes particulièrement touchants et poétiques.<br /> S'il a surement tendance à jouer de sa voix de la même manière tout au long du disque, Greaney n'en fait pas moins montre de son elasticité.<br /> Tous les titres pourraient être disséqués sur ce disque hautement recommandable, sorti 10 ans trop tard et aujourd'hui tombé dans l'oubli...<br /> En 2006, JJ72 se séparait dans l'indifférence totale, victime de la politique douteuse de leur label et de leur refus de prendre le train en marche en 2001. <br /> Finalement, pas de regrets, les titres entendus destinés au troisième disque montrent un freinage cosmique, un retour aux conventions du premier album à part sur l'affolant &quot;Radio&quot; (en écoute sur le myspace de Greaney, qui vient de former un nouveau groupe <b>Concerto for Constantine</b>).<br /> JJ72 restera pour beaucoup les auteurs d'un disque, le premier, mais c'est clairement vers I To Sky (ce titre...) que se situe le génie.<br /> Génie oublié. http://blogs.visual-music.org/theghostchild/billet-519-JJ72-I-To-Sky.htm http://blogs.visual-music.org/theghostchild/billet-519-JJ72-I-To-Sky.htm http://blogs.visual-music.org/theghostchild/billet-519-JJ72-I-To-Sky.htm Blogs Pukkelpop day 3 <img src="http://www.kouala.org/kouala/album/2006.08.19-Pukkelpop/pukkelpop002.jpg" align="center" class="image"><br /> <br /> Les <b>Rakes</b> s'y coltinent. On dira poliment que tous ces groupes font le minimum syndical, le chanteur prend des poes mi arty mi schizo sans jamais qu'on sache si c'est de la pose ou s'il a un vrai balais dans le cul (tout comme Editors).<br /> Lorsque <b>Sparta</b> arrive sur la scene principale, on se dit que de toutes manières ça ne peut pas être pire que Mars Volta et c'est cette comparaison qui fait qu'on supporte le manque de relief total de leur repertoire.<br /> La première bonne surprise du jour s'appelle <b>Albert Hammond Jr</b>. Là où son album est intimiste, son live est plein d'énergie, touchant et communicatif. S'il continue ainsi, il pourra sans mal se passer des Strokes... Un titre comme &quot;<i>Scared&quot;</i> valant plus que toute la disco de son groupe officiel...<br /> Place aux visiblement très attendus <b>The Shins</b>. Leur compos pop passent bien, sont éxécutées avec précision mais sans grand enthousiasme, dommage. Le public les ovationne tout de même.<br /> <br /> <b>Silverchair</b> prend le relais avec force et conviction. Un show sans temps morts, rock en diable, les nouveaux titres sont joués la tête dans le guidon, les potards à 11. Excellente surprise.<br /> Sur la scène principale, <b>Kings Of Leon</b> fait montre de son manque de présence scénique et de chansons dignes de ce nom, à zapper vite fait.<br /> <br /> <b>LCD Soundsystem</b> offre un show interessant et énergique, tout comme <b>Nine Inch Nails</b> offre un show sans surprise. Mêmes enchainements <i>(&quot;Sin&quot;; &quot;March of the pigs</i>&quot;), les chansons sont reproduites avec soin (&quot;<i>The hand that feeds&quot;, &quot;Survivalism&quot;, &quot;Me I'm not&quot;) </i>et on clot le tout avec le doublé <i>&quot;Head like a hole&quot;/&quot;Hurt&quot;</i>. Efficace certes, jouissif pour le novice (d'autant plus que le son est parfait) mais Reznor et ses mercenaires semblent se borner à la même set-list ad vitam eternam. Dommage.<br /> Cédant à la mode de l'album joué en intégralité pour promouvoir la version deluxe, <b>Sonic Youth </b>offre un concert Daydream Nation-esque. Où ils ont reproduits Daydream Nation à la virgule mais avec énergie et brio.<br /> <br /> <b>Tool </b>a pour mission de clore le festival. Un show de lumières impressionant malheureusement desservi par un son un peu capricieux (sur <i>&quot;Schism</i>&quot; entre autres). Le public semble surpris par les chansons de 10minutes et est surement las après trois jours de festivités. Dommage car le groupe est en forme, pour preuve un apocalyptique &quot;<i>Vicarious&quot;</i> final.<br /> <br /> En résumé, Pukkelpop 2007 a su alterner grosse têtes d'affiches et groupes indé, grosses satisfactions et petites deceptions. On remarque tout de même que bien des nouveaux groupes manquent cruellement de présence scénique par rapport aux vieilles casseroles, comme si ces derniers étaient là par vocation quand les petits sont des fonctionnaires de la musique.<br /> Sinon, coup de chapeau à l'organisation parfaite et coup de gueule aux prix prohibitifs de la bouffe... 7euros la fricandelle, ça fait cher même si le souvenir est bon. http://blogs.visual-music.org/theghostchild/billet-515-Pukkelpop-day-3.htm http://blogs.visual-music.org/theghostchild/billet-515-Pukkelpop-day-3.htm http://blogs.visual-music.org/theghostchild/billet-515-Pukkelpop-day-3.htm Blogs Pukkelpop day 2 <img src="http://www.hasselt.be/upload/photogallery/20050503121026-sfeerbeelden_hasselt_algemeen/full/pukkelpop-massa_volk_aa004.jpg" align="center" class="image"><br /> <br /> C'est à <b>Nosfell</b> que revient la tache d'ouvrir le deuxième jour. Etre humain supérieurement pur, l'homme semble faire du yoga, manger bio, connaitre Nietzsche sur le bout des ongles manucurés, maitrise son corps, se déplace avec grace, danse comme une ballerine et chante avec une voix de sirène. Et comme les vraies sirènes, son chant peut devenir hurlements infernaux rappelant Tool. Tool au pays des lutins elfiques. Fascinant.<br /> <img src="http://www.festivalinfo.nl/img/review/small/154/154-25.jpg" align="center" class="image"><br /> <br /> Après conversation avec Lou Barlow, c'est vers <b>Art Brut </b>qu'on se dirige. Textes rigolos, énergie convaincante, enfin des anglais à qui on se donne sans trop de resistance. &quot;Top of the pops!&quot;.<br /> On entend de loin <b>Biffy Clyro </b>avant de se diriger vers <b>Fujiya &amp; Miyagi</b>, trio electro-pop dont l'ovation restera un mystère pour un groupe ayant tout dit en 2morceaux, déjà pas terribles à la base. <br /> C'est au Dance Hall qu'a lieu le concert de <b>Black Strobe</b>, horreur totale au tempo martial à coté de qui Rammstein passe pour des esthètes du bon gout, bande-son idéale pour une boite SM gay. La laideur de leur musique n'a d'égale que la moustache à la Hetfield et la chemise à la Josh Homme du chanteur.<br /> <b>Badly Drawn Boy</b> débarque ensuite et malgré une pop bien fichue, sa musique se prète mal à l'anonymat du festival. Bien mais pas top.<br /> Direction la Main Stage pour <b>The Hives</b>. S'il s'agit là d'un groupe vivant uniquement sur sa hype du début de decennie, le groupe, energique et scenique, arrive à dérider les spectateurs en les travaillant au corps, à coup de riff secs et de chanteur donnant tout.<br /> Ne manque qu'un vrai tube à ces garçons.<br /> <br /> Au tour de <b>Chris Cornell</b>, qui arrive mollement. L'homme est toujours doté d'un impressionant organe qu'il a malheureusement mis au service de vierges frigides sur son album. Petri de honte, le beau gosse assure ici en invoquant les stars du porno <i>(&quot;Rusty cage&quot;, &quot;Fell on black days&quot;, &quot;Spoonman&quot;, &quot;Black hole sun</i>&quot;) ou des allumeuses (les titres d'Audioslave). L'honneur est sauf.<br /> L'heure de la grande messe a sonné: les <b>Arcade Fire</b> déboulent. Où est le problême' Les chansons du deuxième album -que certains essaient de faire passer pour un chef d'oeuvre- font bien pale figure à coté des anciennes. Des problemes de son (de voix') n'arrangent rien... Décevant donc.<br /> <br /> Arrivent les <b>Pumpkins</b>. Corgan l'avait dit, pas là pour le fric, la preuve en est par une set-list, loin du best-of (pas de <i>&quot;Today&quot;, &quot;1979&quot;, &quot;Disarm&quot;, &quot;Stand Inside Your love&quot;</i>) mais à la place une nouvelle nouvelle nouvelle version de <i>&quot;Glass and the ghost children&quot;</i>, des b-sides (<i>&quot;Starla&quot;, &quot;Death from above&quot;</i> transcendante en piano-voix), un nouveau titre (&quot;<i>Superchrist</i>&quot;) et un final meconnaissable <i>(&quot;Heavy metal machine&quot;</i>). Déconcertant pour une (grosse) partie du public, offrande pour les fans. A ce niveau, le groupe de Chicago reste l'un des seuls à tenter ce genre de pari. C'est tout à son honneur.<br /> http://blogs.visual-music.org/theghostchild/billet-514-Pukkelpop-day-2.htm http://blogs.visual-music.org/theghostchild/billet-514-Pukkelpop-day-2.htm http://blogs.visual-music.org/theghostchild/billet-514-Pukkelpop-day-2.htm Blogs Fond noir Juste une pause dans Pukkelpop pour signaler un blog photo fort touchant et réussi:<br /> <a href="" target="_blank">http://fondnoirblog.blogspot.com/</a> http://blogs.visual-music.org/theghostchild/billet-513-Fond-noir.htm http://blogs.visual-music.org/theghostchild/billet-513-Fond-noir.htm http://blogs.visual-music.org/theghostchild/billet-513-Fond-noir.htm Blogs Pukkelpop 2007 suite... <img src="http://www.intro.de/img/artikel/23039447.jpg" align="center" class="image"><br /> <br /> Après les excellents gars de (pas) Barcelone, c'est de loin qu'on entend et se félicite de ne pas assister à la performance des hideux <b>Fall Out Boy</b> (qui font honte à Milhouse).<br /> Place sur la scène principale aux <b>Stooges</b>.<br /> La baffe. Au bout de deux titres, mon voisin me sort: &quot;c'est bon mais ils ont plus la rage&quot;. Blaireau.<br /> Le groupe, surement vexé, enchaine avec &quot;<i>I wanna be your dog</i>&quot; et &quot;<i>TV Eye&quot;.</i><br /> Violent, salvateur et jubilatoire. On a beau avoir des principes sur les reformations, se prendre une claque de la sorte après avoir subi Editors remet les idées en place. &quot;<i>Dirt&quot;, &quot;My idea of fun&quot;, &quot;1969&quot;, &quot;No fun&quot;</i>, ces titres ne laissent aucune place au doute: les frêres Asheton assurent grave et c'est un certain idéal rock auxquel on assiste.<br /> <br /> <img src="http://www.i94bar.com/Homebake05/images/RONSTOOGE.jpg" align="center" class="image"><br /> <br /> <br /> La suite a du mal. <b>Devendra Banhart </b> se coltine une telle lose que le seul moment convaincant est la montée sur scene d'un brave gars du public entonnant sa chanson... Brrrrr....<br /> Les gros <b>Kaiser Chiefs</b> enchainent. Problême de placement sonore ou groupe intrinséquement mauvais' En attendant le verdict, les anglais mal sapés (cet imper+t-shirt du chanteur...ttt...) offre un pur moment guimauve. Sucré mais gavant.<br /> Fort heureusement, <b>Soulfly</b>, suivi de loin assure une tournée de &quot;Roots&quot; et &quot;Chaos AD&quot; avant d'aller regagner le camping non sans ingurgiter fricandelles et boursin... http://blogs.visual-music.org/theghostchild/billet-512-Pukkelpop-2007-suite....htm http://blogs.visual-music.org/theghostchild/billet-512-Pukkelpop-2007-suite....htm http://blogs.visual-music.org/theghostchild/billet-512-Pukkelpop-2007-suite....htm Blogs Pukkelpop 2007 <img src="http://www.iden-mag.com/affiche/1001-2000/1401-1500/1493.jpg" align="center" class="image"><br /> <br /> <br /> Le truc cool, c'est qu'il avait juste assez plu avant histoire d'enrober le tout dans un peu de boue. Pour le fun.<br /> L'autre truc cool était l'affiche assez hénauuurme. Loupé <b>The Twang</b> faute à une sardine foireuse, place à <b>Apse</b>, pour le coup totalement anecdotique, public assez froid, comme un long faux plat finalement assez chiant.<br /> La scene Marquee voit ensuite l'arrivée de <b>The Cribs </b>qui, comme presque tous les groupes anglais du week end, déçoit par manque de consistance. L'exercice live va se révéler dur pour toute la scene d'Albion...<br /> Qu'attendre de <b>Eagles of Death Metal</b>' Du boogie rock crétin, basique et jouissif. Le live sera boogie, crétin, basique et jouissif. Jesse Hughes, visiblement heureux d'être là (et de voir une fille à moustaches...!), se donne à fond, enchaine ses mini-tubes et la reprise de Steeler Dan et offre la première vraie satisfaction du jour.<br /> <img src="http://whitespyder.free.fr/photos/Pukkelpop_EaglesofDeathMetal.jpg" align="center" class="image"><br /> <br /> Entendu -mais pas vu- <b>The Pigeon Detectives </b>montre plus de souplesse mélodique sans pour autant arriver à convaincre...<br /> Au tour d'<b>Editors</b> de prendre possession de la grande scène. Les anglais sont visiblement attendus vu l'affluence. Attendus mais au fur et à mesure, la nouvelle sensation fait de plus en plus figure de nouvelle tête à claques. Editors hésite entre rock tendu et rythmique et ballades putassieres lorgnant vers Coldplay... Le troisième album tranchera mais Editors devra choisir son camp.<br /> A peine le temps de s'étonner d'apercevoir un tandem père fils avec t-shirt Editors pour papa et Joy Division pour fiston, que <b>I'm From Barcelona</b> débarque et enchante littéralement tout le monde, les gimmicks vocaux sont repris en choeurs et les Arcade Fire sous gaz hilarant remplissent parfaitement leur mission: transcender un album et un festival pour le moment un peu trop sérieux. http://blogs.visual-music.org/theghostchild/billet-511-Pukkelpop-2007.htm http://blogs.visual-music.org/theghostchild/billet-511-Pukkelpop-2007.htm http://blogs.visual-music.org/theghostchild/billet-511-Pukkelpop-2007.htm Blogs The clock Tic-toc-tic-toc... http://blogs.visual-music.org/theghostchild/billet-510-The-clock.htm http://blogs.visual-music.org/theghostchild/billet-510-The-clock.htm http://blogs.visual-music.org/theghostchild/billet-510-The-clock.htm Blogs The White Stripes - Icky Thump <img src="http://www.whitestripes.com/IckyThump/cover_art/IckyThump_Cover.jpg" align="center" class="image"><br /> <br /> Qu'est-ce qui fait courir Jack White'<br /> De ses débuts discographique jusqu'à l'avénement des <b>White Stripes</b>, le petit Jack paraissait talentueux et ori-génial pour certains, opportuniste doué mais sans &acirc;me pour d'autres.<br /> Pourtant lorsqu'est sorti <i>Get Behind Me Satan</i>, une partie de son public (principalement les seven nation armistes) l'a boudé. Et c'est là que les <b>White Stripes</b> justement deviennent plus que des opportunistes. Un disque bizarrement foutu, assez inégal il faut le dire mais sur lequel on a eu envie de s'attarder, un disque à comprendre.<br /> Un an après le <b>Raconteurs</b>, démonstration de classic-rock un peu vaine, revoici les Stripes avec <i>Icky Thump</i>.<br /> Et le petit miracle a eu lieu. Ce sixième album est un disque de souffrance, jouissif, jubilatoire, émouvant, touchant et totalement enthousiasmant. Sur la puissante chanson titre et &quot;Prickly thorn&quot;, le duo nous offre deux versions de Led Zep antinomiques et pourtant indissociables. <br /> &quot;Prickly thorn&quot; justement, s'enchaine avec un titre à faire frémir tous les enfants qui écoutent religieusement M.Manson, bizarre, troublant et surtout inquiétant. On arrive alors au point le plus bas de la spirale descendante de <i>Icky Thump</i>. &quot;Little Cream Soda&quot; ou un exorcisme surpuissant et rageur de démons internes dont chaque note emmene plus loin dans la description de la douleur.<br /> Jack a pensé à tout: aux radios (&quot;You don't know what love is&quot;), aux filles (le très beau &quot;A martyr for my love for you&quot;), aux blues (&quot;300mph outpour blues&quot;) et réussi même ce tour de force à faire de l'épique &quot;Conquest&quot; un vrai bonheur sur un terrain pourtant casse-gueule.<br /> Ludique sur &quot;Rag &amp; bone&quot;, l'album est surtout aussi prenant que touchant là où les précédents parassaient pour un bordel d'émotions certes, mais un bordel organisé.<br /> En touchant pour la première fois durablement les coeurs, les <b>White Stripes</b> s'offrent un renouveau dans la continuité, une rupture tranquille(!) qui fait d'eux un groupe plus seulement majeur en terme d'influence mais en terme d'émotions. http://blogs.visual-music.org/theghostchild/billet-495-The-White-Stripes-Icky-Thump.htm http://blogs.visual-music.org/theghostchild/billet-495-The-White-Stripes-Icky-Thump.htm http://blogs.visual-music.org/theghostchild/billet-495-The-White-Stripes-Icky-Thump.htm Blogs The Replacements <img src="http://www.shavedneck.com/StickersFanzinesEtc/images/Barefoot-Replacements" align="center" class="image"><br /> <br /> Où il est permis d'étaler son ignorance.<br /> En effet, seul deux albums du groupe de Minneapolis me sont familiers, mais quels albums! Le fantastique <i>Let It Be</i> et le presque aussi fantastique <i>Tim</i>.<br /> Si <b>You Am I</b> représente un archétype, une ecriture 60's avec un son 90's, les <b>Replacements</b> présentent eux une fort noble obsession 50's mariée à un son -très daté par moments (cette batterie)- 80's. Mais rock 80's loin de la new-wave, plus proche de <b>Husker-Du</b> ou des futurs <b>Pavement</b>. <br /> Emmenés par le génie Paul Westerberg, les <b>Replacements</b> ont signés quelques unes des plus belles chansons de leur decennie voire plus. A commencer par &quot;I will dare&quot;, perverse comme du <b>New Order</b>, la décadente &quot;Androgynous&quot; ou &quot;Unsatisfied&quot; sur Let It Be, ou bien encore &quot;Kiss me on the bus&quot;, les fabuleux &quot;I'll buy&quot; et &quot;Waitress in the sky&quot;, &quot;Bastards of young&quot; ou &quot;Swinging party&quot;.<br /> Unique regret concernant ces deux disques majestueux: <i>Tim</i> se termine moins bien qu'il ne commence.<br /> Hautement recommandable... http://blogs.visual-music.org/theghostchild/billet-494-The-Replacements.htm http://blogs.visual-music.org/theghostchild/billet-494-The-Replacements.htm http://blogs.visual-music.org/theghostchild/billet-494-The-Replacements.htm Blogs