Crabalocker fishwife, pornographic priestess
par theghostchild
À propos de...
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Description :
When I cannot sing my heart, I can only speak my mind.

Ville :
Non spécifié

Date de naissance :
04/04/1982

Site internet :
www.myspace.com/archibaldcorgan
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Pukkelpop day 2


C'est à Nosfell que revient la tache d'ouvrir le deuxième jour. Etre humain supérieurement pur, l'homme semble faire du yoga, manger bio, connaitre Nietzsche sur le bout des ongles manucurés, maitrise son corps, se déplace avec grace, danse comme une ballerine et chante avec une voix de sirène. Et comme les vraies sirènes, son chant peut devenir hurlements infernaux rappelant Tool. Tool au pays des lutins elfiques. Fascinant.


Après conversation avec Lou Barlow, c'est vers Art Brut qu'on se dirige. Textes rigolos, énergie convaincante, enfin des anglais à qui on se donne sans trop de resistance. "Top of the pops!".
On entend de loin Biffy Clyro avant de se diriger vers Fujiya & Miyagi, trio electro-pop dont l'ovation restera un mystère pour un groupe ayant tout dit en 2morceaux, déjà pas terribles à la base.
C'est au Dance Hall qu'a lieu le concert de Black Strobe, horreur totale au tempo martial à coté de qui Rammstein passe pour des esthètes du bon gout, bande-son idéale pour une boite SM gay. La laideur de leur musique n'a d'égale que la moustache à la Hetfield et la chemise à la Josh Homme du chanteur.
Badly Drawn Boy débarque ensuite et malgré une pop bien fichue, sa musique se prète mal à l'anonymat du festival. Bien mais pas top.
Direction la Main Stage pour The Hives. S'il s'agit là d'un groupe vivant uniquement sur sa hype du début de decennie, le groupe, energique et scenique, arrive à dérider les spectateurs en les travaillant au corps, à coup de riff secs et de chanteur donnant tout.
Ne manque qu'un vrai tube à ces garçons.

Au tour de Chris Cornell, qui arrive mollement. L'homme est toujours doté d'un impressionant organe qu'il a malheureusement mis au service de vierges frigides sur son album. Petri de honte, le beau gosse assure ici en invoquant les stars du porno ("Rusty cage", "Fell on black days", "Spoonman", "Black hole sun") ou des allumeuses (les titres d'Audioslave). L'honneur est sauf.
L'heure de la grande messe a sonné: les Arcade Fire déboulent. Où est le problême? Les chansons du deuxième album -que certains essaient de faire passer pour un chef d'oeuvre- font bien pale figure à coté des anciennes. Des problemes de son (de voix?) n'arrangent rien... Décevant donc.

Arrivent les Pumpkins. Corgan l'avait dit, pas là pour le fric, la preuve en est par une set-list, loin du best-of (pas de "Today", "1979", "Disarm", "Stand Inside Your love") mais à la place une nouvelle nouvelle nouvelle version de "Glass and the ghost children", des b-sides ("Starla", "Death from above" transcendante en piano-voix), un nouveau titre ("Superchrist") et un final meconnaissable ("Heavy metal machine"). Déconcertant pour une (grosse) partie du public, offrande pour les fans. A ce niveau, le groupe de Chicago reste l'un des seuls à tenter ce genre de pari. C'est tout à son honneur.

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