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L'autre blog rock et fromage fondu.

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Lausanne

Date de naissance :
11/04/1982

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De quoi renouer avec le rock
Déjà cinq bonnes semaines que les cours ont repris, et c'est comme d'hab: d'un côté les vacances c'était juste hier, et d'un autre j'ai l'impression d'avoir jamais quitté les rayonnages poussiéreux de la banane. La routine est déjà bien là, et j'ai de nouveau plus le temps de penser à quoi que ce soit d'autre que le plus pressé... Et tout ça sans qu'une seule échéance ne me soit encore tombée dessus, ce qui va joyeusement pas tarder.

Alors ces temps, la musique c'est un peu quand ça vient, et comme je la sens. Du boulot en perspective pour mes petits doigts potelés en matière de production, et une disponibilité toujours plus maigre pour mes oreilles. Et l'arrivée du gadgetopod n'y a rien changé: toujours pas capable de prendre le temps d'écouter et découvrir le 10ème de ce que je voudrais.

Côté lives, c'est vite résumé. J'ai pu (dû) aller voir Woven Hand en rapidité, et c'était sacrément bien. J'ai plongé dedans et j'ai aimé, je me suis laissé immerger et j'ai pas trop fait gaffe aux paroles. Edwards est franchement impressionnant sur scène, musicalement ça décape sévère avec une inquiétante tranquillité et une mystique complétement fascinante.

Et pis c'est tout. Ou presque, vu que le reste, c'est Jazz. Bon, ok Jazz avec un grand J, puisque j'ai quand même pas été voir le trio du coin, et que purée c'était sacrément chouette. Tellement que j'ai même pas envie de trouver les mots pour le décrire, et que pour ceux qui l'auraient pas encore compris, le jazz, ça se vit en live, et ça se partage. Et ça, c'est du capital bonheur ajouté, une plus-value sacrément bonnarde qui a rendu la soirée carrément parfaite !

Alors dans tout ça, le rock il est où ? Hé ben le voilà, il arrive au détour: "Tiens, écoute ces deux trucs, c'est chouette et tu me les avais demandé ya quelques temps..."
Et zou, deux disques glissés dans le sac et écouté d'abord d'une oreille distraite un soir de revue de presse, et puis directement encodé et balladopodé partout. Bilan:

Leçon n° 1: Support your local scene, and rock the fuck out. Ces gars, je les avais juste vu 15 minutes sur scène au milieu du festoche local annuel, et ce juste pour massacrer du Abba (qui le mérite bien d'ailleurs): trop peu pour juger de leur capacités musicales, assez pour retenir leurs dégaines à la Wayne's World et les détécter partout où je sors en ville. Et voilà que je découvre leur disque.... ben merde ! quelle joie de se complaire dans les saturations bourrines et les riffs simples qui font mal, le tout ficelé suffisament bien pour qu'on ne s'endorme pas une seconde. Un grand moment de rock, tellement grand que le single serait passé dans un blind-test j'aurais probablement misé sur un vieux Motorhead ou un truc du genre. Bref, une valeure sûre, un album bâti et pensé à 200 km/h et qui se dévore à peine moins vite, et des ajouts bonus sur le cd qui placent la barre vraiment très très haut dans le concours con de je-mettrai-le-plus-de-débilités-cachées-sur-mon-disque.

Leçon n°2: Va, et redécouvre ton pas pays: Eux aussi c'était l'histoire d'une expérience en live sans aucune suite. Je les avais vu , et j'avais tout bonnement adoré. Le highlight du cru même, avec Rubin Steiner. Du coup, en vilain pirate que je suis, je me suis acharné à essayer de les piocher sur le web, et j'ai été bien puni. Allez donc chercher "The Film" sur un peer-to-peer, autant essayer de trouver un essai littéraire sur les lesbiennes ou un documentaire vidéo passionnant sur la pianiste tchèque méconnue répondant au nom de Jena Jennsson (avec un seul n et deux s). Bref, broucouille. Et puis hop, surprise. Un album éponyme franchement génial. On pense à Ghinzu pour le manque total cohérence linéaire sur l'ensemble des titres (on = le pote à qui je dois tout et moi), on pense aux Supergrass de la seule époque valable du groupe à savoir celle de I should coco, on pense à un éternel hommage drôle et bienvenu aux Beatles, on pense à plein de choses en fait, et surtout on prend un pied monumental à tout écouter. Peu de faiblesse (il y en a quand même), et beaucoup de bonheur, et du coup un sérieux coup d'oeil sur les éventuelles tournées à venir.

La suite c'est quoI ? C'est peut-être encore plus de rock, peut-être (sûrement) toujours autant de jazz, et il faudrait que ça soit une chronique d'album si je veux pas me faire virer de ce site web.

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