VisualSoko
par soko
À propos de...
Description :
L'autre blog rock et fromage fondu.
Ville :
Lausanne
Date de naissance :
11/04/1982
Site internet :
http://www.drsokoban.net
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Le 28/11/2006 à 21:06
Déjà cinq bonnes semaines que les cours ont repris, et c'est comme d'hab: d'un côté les vacances c'était juste hier, et d'un autre j'ai l'impression d'avoir jamais quitté les rayonnages poussiéreux de la banane. La routine est déjà bien là, et j'ai de nouveau plus le temps de penser à quoi que ce soit d'autre que le plus pressé... Et tout ça sans qu'une seule échéance ne me soit encore tombée dessus, ce qui va joyeusement pas tarder.
Alors ces temps, la musique c'est un peu quand ça vient, et comme je la sens. Du boulot en perspective pour mes petits doigts potelés en matière de production, et une disponibilité toujours plus maigre pour mes oreilles. Et l'arrivée du gadgetopod n'y a rien changé: toujours pas capable de prendre le temps d'écouter et découvrir le 10ème de ce que je voudrais.
Côté lives, c'est vite résumé. J'ai pu (dû) aller voir Woven Hand en rapidité, et c'était sacrément bien. J'ai plongé dedans et j'ai aimé, je me suis laissé immerger et j'ai pas trop fait gaffe aux paroles. Edwards est franchement impressionnant sur scène, musicalement ça décape sévère avec une inquiétante tranquillité et une mystique complétement fascinante.
Et pis c'est tout. Ou presque, vu que le reste, c'est Jazz. Bon, ok Jazz avec un grand J, puisque j'ai quand même pas été voir le trio du coin, et que purée c'était sacrément chouette. Tellement que j'ai même pas envie de trouver les mots pour le décrire, et que pour ceux qui l'auraient pas encore compris, le jazz, ça se vit en live, et ça se partage. Et ça, c'est du capital bonheur ajouté, une plus-value sacrément bonnarde qui a rendu la soirée carrément parfaite !
Alors dans tout ça, le rock il est où ? Hé ben le voilà, il arrive au détour: "Tiens, écoute ces deux trucs, c'est chouette et tu me les avais demandé ya quelques temps..."
Et zou, deux disques glissés dans le sac et écouté d'abord d'une oreille distraite un soir de revue de presse, et puis directement encodé et balladopodé partout. Bilan:
Leçon n° 1: Support your local scene, and rock the fuck out. Ces gars, je les avais juste vu 15 minutes sur scène au milieu du festoche local annuel, et ce juste pour massacrer du Abba (qui le mérite bien d'ailleurs): trop peu pour juger de leur capacités musicales, assez pour retenir leurs dégaines à la Wayne's World et les détécter partout où je sors en ville. Et voilà que je découvre leur disque.... ben merde ! quelle joie de se complaire dans les saturations bourrines et les riffs simples qui font mal, le tout ficelé suffisament bien pour qu'on ne s'endorme pas une seconde. Un grand moment de rock, tellement grand que le single serait passé dans un blind-test j'aurais probablement misé sur un vieux Motorhead ou un truc du genre. Bref, une valeure sûre, un album bâti et pensé à 200 km/h et qui se dévore à peine moins vite, et des ajouts bonus sur le cd qui placent la barre vraiment très très haut dans le concours con de je-mettrai-le-plus-de-débilités-cachées-sur-mon-disque.
Leçon n°2: Va, et redécouvre ton pas pays: Eux aussi c'était l'histoire d'une expérience en live sans aucune suite. Je les avais vu là, et j'avais tout bonnement adoré. Le highlight du cru même, avec Rubin Steiner. Du coup, en vilain pirate que je suis, je me suis acharné à essayer de les piocher sur le web, et j'ai été bien puni. Allez donc chercher "The Film" sur un peer-to-peer, autant essayer de trouver un essai littéraire sur les lesbiennes ou un documentaire vidéo passionnant sur la pianiste tchèque méconnue répondant au nom de Jena Jennsson (avec un seul n et deux s). Bref, broucouille. Et puis hop, surprise. Un album éponyme franchement génial. On pense à Ghinzu pour le manque total cohérence linéaire sur l'ensemble des titres (on = le pote à qui je dois tout et moi), on pense aux Supergrass de la seule époque valable du groupe à savoir celle de I should coco, on pense à un éternel hommage drôle et bienvenu aux Beatles, on pense à plein de choses en fait, et surtout on prend un pied monumental à tout écouter. Peu de faiblesse (il y en a quand même), et beaucoup de bonheur, et du coup un sérieux coup d'oeil sur les éventuelles tournées à venir.
La suite c'est quoI ? C'est peut-être encore plus de rock, peut-être (sûrement) toujours autant de jazz, et il faudrait que ça soit une chronique d'album si je veux pas me faire virer de ce site web.
Le 28/10/2006 à 11:30
Heureusement que le rock est là pour apporter une pointe de jovialité et de fraîcheur dans cette rentrée universitaire terne et chiante: cours annulés, repoussés, profs qui ont pas fini leurs vacances, horaires temporaires qui succèdent aux horaires provisoires... J'ai passé ma semaine à enchaîner les cafés, gommer mes plages horaires et recommencer mes plans d'étude à zéro. L'année prochaine je me trouve un low-cost pour aller partout sauf à Dorigny, et je reviens APRES la première semaine, c'est dit.
Mais il y a un mais. Les cours ne sont pas les seuls à recommencer, mes boules quiès reprennent également gentiment du service. Rayon de soleil au milieu d'une semaine de merde, le concert des Petzis au Bleu de mercredi soir m'a sauvé la mise et j'en suis pas encore tout à fait remis. Quand trois génies locaux s'amusent à maltraiter une étiquette post-rock qui leur collerait aussi bien à la peau qu'un sac Vuiton autour de mon dos, le résultat en live dépasse de loin toute les perles enregistrées depuis de nombreuses années, et chacun de leur concerts prend des allures d'un grand rassemblement lausannois pour voir ce qui se fait de mieux dans la branche. Ne cherchez même pas d'explication à leur nom si vous êtes pas du même côté du Jura que moi, allez simplement écouter ce qu'ils font et dépêchez-vous de commander le tout sur LE label du coin.
Et puis hier soir c'était un autre registre, autrement moins talentueux, celui du Air Guitar Contest de l'année, au Romandie. Entre connaissances musicales proche du zéro absolu et jugements totalement arbitraires de la part d'un jury nettement plus occupé à picoler qu'à faire son boulot, on a beaucoup ri.
Un truc qui est sûr et certain (c'est la meilleure de la soirée): on a pas pris une air cuite !
Et puis ce soir, c'est jazz. Si, si: Jazz !
Le 02/10/2006 à 15:58
Mi-septembre - mi-octobre. Suisse. Romandie même. Universitaire. Sans session d'examens. Donc en vacances. Aucune perspective de voyage.
C'est le pays de la soif. Tous les week-end au moins trois options pour s'adonner aux joies de la picole, et tout ce que ça comporte. Bon concrètement, moi ça fait depuis mi-juin que j'arrête pas. Mais là, ces dernières semaines ont été particulièrement hautes en couleur. Voyez seulement... Et ne posez pas trop de question !
Alors voilà que je m'apprête à me lancer corps (foie) et âme dans le point d'orgue, et pas des moindres, vu qu'il s'agit de remplacer tout ce qu'on a descendu, ramasser ce chasselas, le presser et le rendre buvable.
Ce deux prochaines semaines, je suis là pour personne. Foutez-moi la paix, ou venez boire un verre au caveau à Cully. Le dernier cd des Trois Accords attendra bien ce délai.
Le 21/09/2006 à 09:00
MMmmh le Bleu Lézard...
Sa cave, ses concerts gratuits, son ambiance cosi, son videur pas sympa, et ses soirées gastronomques à thèmes !
Je m'étais préparé la combinaison parfaite: un énorme plat de pâtes pour 15fr en haut avec des amis, avant de descendre les marches pour la soirée rock-revival-garage-branchouille. Tout était parfait.
Sauf que...
Sauf que ça serait super gentil de prévenir quand on respecte pas le protocole "groupe local = groupe de première partie, et groupe étranger invité = groupe un peu plus tard". Les Parisians ont joué alors que j'en étais encore à me battre avec mon saumon fumé et mes pointes d'aneth.
Je suis descendu comme un grand pour apprendre que c'était au tour des Mondrians de jouer, groupe local tout à fait valable s'il en est, mais que j'avais déjà vu au moins trois fois.
Merci bonsoir.
Le 18/09/2006 à 12:08
Bosser dans un festival de jazz en tant que bénévole présente de nombreux avantages: financier, en tout cas pas, vu que c'est la définition du bénévolat. Culturellement parlant, immenses, voilà un an et demi que j'écoute du jazz différemment et que j'ai vraiment croché. Socialement parlant c'est pas négligeable non plus, le nombre de gens adorables que j'ai rencontré dans ce monde à part, je les compte même plus.
Et une fois par année on a la sortie du staff. Et ça, les gars, c'est quelque chose. L'année passée c'était juste une soirée (mais quelle soirée), cette fois-ci c'était un week-end entier.
On est parti samedi après-midi sans savoir ou on allait. Surprise totale, gratuité totale. Après vingt bonnes minutes de route et de picole discrète (conducteur aigri), on nous a tout révélé: on va au Chant du Gros !
Tiens, ça tombe bien: c'est un des festivals qui m'a toujours attiré et auquel j'ai jamais pu me rendre, et l'affiche est pas mal du tout: Bénabar et les Tambours du Bronx, voilà au moins deux artistes que je rêve de voir.
C'était compter sans la spécialité du staff de Cully: la picole. Avant d'arriver sur le site du festival, on avait déjà fait un petit tour de dégustation à la brasserie locale, et on avait descendu tout ce qu'il y avait à descendre dans les sacs pris de la maison.
Résultat: le seul groupe que j'aurais vraiment apprécié durant la soirée c'est probablement le Svinkels. Bénabar j'ai vu de très loin, c'était flou, et les Tambours du Bronx tapaient plus fort dans ma tête que sur leurs bidons. Et je vous parle même pas de Marcel et son orchestre en fin de soirée. Le seul souvenir déléctable de l'escapade reste un steak de boeuf incroyablement tendre gobé sur un fond de "Petite monnaie".
Mais qu'est-ce qu'on a ri !
Le 10/09/2006 à 23:36
... et je l'assume.
En tout cas je vais essayer. Pour la petite histoire, j'étais très fier d'avoir devancé la frénésie du blog en créant mon site perso de mes blanches mains et en le mettant régulièrement à jour avec des galleries photo, que j'avais développé une allergie aux blogs tout faits et pour les ignorants flemmards.
Les choses ont changé, mon site web aussi. Donc autant faire la part des choses, sur drsokoban.net vous trouverez certaines choses, ici vous en trouverez d'autres.
Ici, vous trouverez principalement du rock et du fromage fondu.