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par juju9119
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Description :
Le blog d'un garcon.

Ville :
Ile de France

Date de naissance :
10/06/1984

Site internet :
http://www.myspace.com/juju9119
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Seeing Sounds - N*E*R*D


N*E*R*D, c'est Pharrell Williams et ses compères (Chad Hugo et Shay fût-il encore le rappeler). N*E*R*D, c'est un Hip Hop sans frontières, mêlant des tonnes d'influences à n'en plus finir. Pharrell Williams et Chad s'étaient séparés ces dernières années voulant embrasser des chemins différents pour mieux se construire psychologiquement, mais la patte N*E*R*D reste marquée comme un produit addictif dont il difficile de s'en passer. C'est un pur événement dont nous sommes en possession ici. Mais mettons déjà les choses au point pour ceux qui diront que ce n'est pas du Hip Hop, le délire des N*E*R*D, soit tu l'as dans la peau et à ce moment-là tu vas adorer comme jamais, soit il faudra malheureusement passer son chemin. Malheureusement, car autant annoncer tout de suite la couleur, Seeing Sounds est certainement à ce jour le meilleur disque (avec In Search Of) du groupe galactique..

Comment sont-ils arrivés à combiner aussi parfaitement Pop, Rock et Hip Hop pour que cette mixture ainsi concrétisée puisse sonner juste de la première seconde à la dernière ?

Le commencement enfantin, puis Time For Some Action où Pharrell témoigne de sa synesthésie avant d'opérer une mutation pour des basses lourdes, et puis on va se retrouver dans des ambiances plus lumineuses, plus aérées. Ce type de construction artistique, on le décèle dans bon nombre de titres comme Everyone Nose qui débute par un martelage de batteries avant que le piano léger apporte de l'oxygène tant espéré.

Si on rentre dans le délire du Monsieur, on sur-kiffe:

- Spaz, et son côté rustique qui prime, relevé par une guitare électrique très nerveuse qui fait vraiment très mal.
- Yeah You & Sooner or Later, qui pousse la chansonnette jusqu'à son paroxysme avec un jeu des cordes et un petit brin jazzy éblouissant.
- You Know What, qui bénéficie, et c'est un détail pourtant, d'une ligne de synthétiseur envoûtante qui appelle au voyage et au dépaysement, un vrai bijou.
- Kill Joy, où Pharrell ne semble plus tenir en place laissant expulser une énergie des plus communicatives, l'atmosphère musicale est composée de bruits incongrus et d'un fond Rock jouissif. Un gros moment construit avec des moyens traditionnels... À l'ancienne.

Seeing Sounds est donc une réussite totale qui innove sans pour autant ennuyer et qui laissera la porte ouverte à des réecoutes sous de multiples facettes tellement les richesses qu'il renferme sont importantes.


Maradona par Kusturica


De mémoire de minot, Maradona c'est:

- Le gonze complet déjanté avec grosse boucle d'oreille qui dépose en pleine lucarne un velouté de frappe du gauche face au Nigéria au mondial américain.

- Le gonze qui a fait d'une modeste équipe napolitaine, l'une des meilleures d'europe à lui tout seul.

- Le gonze qui marque un but de la main et un but mythique dans le même match.


Entre le comble du vulgaire et la classe ultime.


- Le gonze qui est à l'origine, à son corps défendant, de la plus grosse bagarre sur un terrain de football lors d'un match Bilbao - Barcelone.



Emir Kusturica célèbre donc dans ce film l'incroyable histoire de Diego Maradona : héros sportif, Dieu vivant du football, artiste de génie, champion du peuple, idole déchue et modèle pour des générations du monde entier.
(A voir absolument les extraits montrant l'église Maradonienne, à mourir de rire!)

Un film étrange, bordélique et gargantuesque.


Rage Against The Machine - Bercy 2008
Je ne vais pas y aller par quatre chemins, RATM a pulvérisé Bercy ce 4 juin 2008.
Après la première partie assez conceptuelle du rappeur/slammeur Saul Williams qui m'a moi, contrairement à une grande majeure partie de la salle, bien plu. Une heure d'attente, des débordements digne d'un Psg - Om version Hool, une Hola, on s'occupe comme on peut. Les lumières s'éteignent enfin, l'internationale résonne, une étoile rouge en guise de décoration et nos quatre amis débarquent enfin.



Testify marque le début du concert. La fosse se met à bouillir, elle déborde largement, et les gradins sont massivement utilisés comme trampoline. Alors que Tom Morello est déjà à 200 % à la guitare, Zack de La Rocha fait progressivement monter la pression au micro sur les premiers morceaux avec par exemple Bulls on Parade.
Et là… BombtrackKnow Your EnemyBullet in Your Head … Ces trois titres du premier album s’enchaînent. Maintenant, Zack de La Rocha est intenable. Il s’accorde avec la folie scénique de Tom Morello et laisse parfois la parole au public, qui lui montre que 1992, c’était hier. Le style n’a pas pris une ride et bien que l’on puisse s’interroger sur les motivations de cette tournée, la colère et l’efficacité musicale sont bien au rendez-vous.

Le choix des titres de ce concert va à l’essentiel : une grosse louche du premier album et quelques pincées des trois suivants. On a pas vu le temps passé qu'il est déja l'heure du rappel.

Le groupe revient avec Freedom … Et puis c’est l’apothéose : Killing in the Name. L’ambiance est monumentale. Plus que jamais, le public hurle et lève les bras. Les dernières notes sont jouées alors que toute la salle est éclairée. Malgré quelques soucis de son dù à la puissance sonore et à la pauvreté acoustique de la salle, chacun peut ainsi constater que la puissance colossale de Rage Against the Machine a retourné tout Bercy.





GTA IV
Je ne suis pas un fan de jeux vidéos. Je n'ai jamais aimé.

Excepté la série des PES et donc, des GTA.

Ayant hérité d'un boîtier PS3/GTA IV, je pouvais donc décamment me replonger dans cette époque béni où il était normal que je puisse rester une après-midi entière sur GTA III, Vice City et San Andreas.
Pas de boulot, pas de copine à sortir!

Bref sypnosis du jeu:
"Niko Bellic, un immigrant probablement serbe - on n'en saura pas tellement plus sur ses origines -, qui débarque aux Amériques pour rejoindre son cousin Roman, alléché par des promesses (factices) de rêve américain, de grandes villas, d'argent facile et de filles siliconées. Derrière le regroupement familial se cachent en fait des motivations nettement plus obscures : le désir de retrouver et de se venger de deux compagnons d'armes qui l'ont trahi lors de la guerre fraticide qui a déchiré son pays."

La mécanique GTA était enclenchée, j'allais pouvoir partager mon temps, entre basses-oeuvres pour le compte de divers commanditaires, petits boulots, loisirs, et petites sorties entre amis.

On constate que les véhicules ont désormais une véritable masse, et le moindre virage doit être mûrement anticipé sous peine de voir nos pare-chocs se fracasser lamentablement contre un gros mur en béton.
THE nouveauté, notre héros est équipé d'un téléphone portable dernier cri, Niko est constamment assailli par son entourage, pour une partie de bowling, un rendez-vous au restaurant ou dans un bar, ou un spectacle de stand-up. S'il parvient à nouer des liens assez forts avec un personnage, ce dernier pourra lui proposer des services souvent très utiles (vente d'armes, renforts, soins, etc.) lorsque certaines missions se révèlent un poil trop délicates. Dommage, le nombre d'activités, trop réduit, ne tarde pas à rendre ces virées entre amis franchement pénibles et répétitives.
Répétitives comme les missions, nos mafieux nous envoyant 95% du temps dans des missions casse-pipes, ou seul contre tous vous devrez éliminer tout le monde. Ces séances de shoot qui bénéficient désormais d'une maniabilité bien plus agréable mais qui, à la longue, sont vraiment saoulante!!!
Certaines missions sont néanmoins excellentes, comme celle du hold-up.

On aurait presque envie de considérer GTA IV comme un épisode modeste, une remise à zéro des compteurs avant une nouvelle entreprise de réplication du moteur et du concept du jeu. Jusqu'à un éventuel « GTA IV : San Andreas » qui ramènerait la série sur une voie plus folle et mégalomaniaque!

2 commentaires, dernier de TheBear.

Dilated Peoples à l'Elysée Montmartre
Pour la première fois en France, Dilated Peoples, formation hip hop très haut de gamme, jouait devant un Elysée Montmartre à demi-rempli (config. club). Un véritable carnage jouissif, une énergie hors du commun qui a mis le feu comme pas possible. A classer dans ma catégorie “putain de concert !”

On ne se bousculera pas aux portillons de la salle : les jupons préfèrent s’éxhiber sur les terrasses, il fait chaud, il fait encore jour … seuls les fous, et les fans purs et durs de hip hop pouvaient avoir envie de s’enfermer à 19h à l’Elysée Montmartre. Heureusement, cette vision horrible de public clairsemé ne cessera de s’estomper jusqu’à s’effacer totalement aux alentours de 21h. Pourtant l’événement est de taille : un des meilleurs groupes du genre à Paris - date unique en France, s’il vous plait - il y avait de quoi attirer la foule (genre de caviar que les bobos aiment déguster, tout ce qui est “underground” devient hype). Ca seront donc 500 chanceux qui vont pouvoir se retourner les viscères dans tous les sens sur des rythmes rendant un set de Wax Tailor comparable à une chanson de Koxie (bien sûr, l’analogie n’est guère flatteuse, mais c’est juste pour que vous imaginiez le niveau offert, sachant que Wax est déjà l’un des meilleurs dans le genre). Il faut dire qu’à 32 euros la place, il valait mieux connaître le groupe.

Après une première partie emmené de main de maître par le trop méconnu Rasco (8 EP en 10 ans). Le public est laissé comme ça, après avoir subi de plein fouet un set d’une énergie intense, et le sang bouillonne lorsque le changement de plateau commencera à dépasser celle d’un groupe de rock (alors qu’ici, les instruments se résument à un ordinateur + une platine). Extinction des feux, ça hurle, les bras sont levés : OK Dilated Peoples est dans la place …



Plus de 20 titres d’une longueur infinie : c’est le temps et l’énergie qu’il faudra pour terrasser les 500 personnes présentes à l’Elysée Montmartre. Le public parisien semble particulièrement épris de DJ Babu, véritable phénomène qui enchaîne samples, boucles et scratchs avec une maîtrise absolue. Pour ma part, ce sont Rakaa Iriscience et Evidence qui raviront mes sens : un jeu de scène titanesque, une communion avec le public qui s’éxecute aux moindres sollicitations … Le rappel avec trois de leur plus grand succès fut un moment magnifique, tout comme j'ai apprécié la partie album solo "The Weatherman EP" d'Evidence, qui fut pour moi l'un des meilleurs albums tout genre confondu de l'année 2007.

Concert monstrueux.

3 commentaires, dernier de TheBear.

Survivor - Chuck Palahniuk
Un homme issu d'une communauté étrangement ressemblante au Amish, se retrouve dès l'âge de 17 ans, en ville, employé par des bourgeois pour nettoyer leur maison et leur expliquer comment manger correctement un homard. En parallèle, il est suivi par une assistante sociale qui lui invente toute les semaines toute sorte de pathologie plus zarbi les unes que les autres, afin qu'il essaye de la comprendre et évite de se suicider, rite courant dans sa communauté.

Il cultive aussi clandestinement une vie de téléopérateur pour gens en détresse, leur prodiguant quelques bons conseils, de mourir pour la plupart des cas.

Contre toute attente, étant le dernier survivant de sa communauté, il deviendra une sorte de gourou star dopé aux stéroïdes et au lait bronzant....


Peut-on faire table rase de son passé, Est-on pré-déterminé ? Tout est-il écrit d'avance ? Le hasard existe t'il vraiment ? A quel point les coincidences sont elles des coincidences ?

Ce livre est une critique des méfaits de la surmédiatisation basée sur le mensonge et du diktat des apparences et dénonce le puritanisme de l'Amérique et de son malaise/fascination refoulés face au sexe. (Entre autre).

Car ce deuxième livre de Chuck Palahniuk, après le cultissime fight club, est vraiment riche. Dur et facile à lire à la fois. Déroutant en son milieu, on retrouve pas mal de chose qui étaient dans fight club, même de scène. (Le frère du héros se faisant écraser le visage, ce même héros qui n'est pas uniquement ce qu'il semble être.)

On y trouve aussi des détails délirants, comme "Le Livre des Prières communes" ou ces phrases que l'on retrouve écrite sur les murs des chiottes où le héros se réfugie afin qu'on le lui dicte des miracles à venir.

"Ici je suis assis, le coeur découragé, j'ai essayé de chier mais je n'ai que pété."

Autre originalité du roman, les chapitres et les pages commencent à la fin, tout comme l'histoire.


5 commentaires, dernier de Ross.

The Bedlam In Goliath - The Mars Volta
Bon comme la chronique de l'album tarde un peu à paraître sur Visual, je me lance!

(clin d'oeil gentillet à Ross )


Je viens d'acquérir donc, pour de vrai, le dernier album des Mars Volta. Ouais j'ai des sous maintenant donc je me la pète.

Mais comme avant j'étais pauvre, je l'avais téléchargé, et malgré quelques bonnes chansons, je trouvais l'album dans son entièreté assez soulant à écouter, surtout à cause du mixage de la voix de Cedric, un peu trop orienté dans les aigus.

Je l'ai donc réecouté avec support CD, son surround 5.1, les paroles sous les yeux grace au simple mais joli livret, et là, j'ai pris ma claque.
La musique est entetante à souhait, les musiciens sont bon et quel bonheur d'entendre ce merveilleux son de cuivre pointer le bout de son nez de temps à autre. Mention spéciale à Ourobouros. Metatron, Wax Simulacra, Soothsayer sont des pépites. Seule Cavalettas fait tâche ai-je trouvé, mais simple question de goût.

Chez tout les bons crémiers.


1 commentaire, dernier de Ross.

The Darjeeling Limited, de Wes Anderson.
Trois frères, qui ne se sont pas vu depuis l'enterrement de leur père ayant eu lieu un an auparavant, se retrouvent, sur l'impulsion de l'aîné, dans un voyage initiatique en Inde. Et forcément, tout ne va pas se passer comme prévu...

Voila bien longtemps que je n'étais plus allé au cinéma, et que je n'avais pas, par la même occasion, vu un film aussi beau!
Le scénario est subtile, la mise en scène est superbe, les acteurs sont excellents (Jason Schwartzman énorme, Adrien Brody prouve lui que c'est juste un immense acteur).
Très émouvant, très drôle, très intelligent, sans aucune faute de goût. Même la présense d'une chanson de Joe Dassin qui d'habitude confine à la ringardise et là sublimement bien placé. La bande son est assez hype, mais classe (The Rolling Stones).

A noter aussi la présence d'Anjelica Houston totalement méconnaissable en maman bonne-soeur, Natalie Portman à poil et la présence de Bill Murray. Et sûr que si il avait réussi à monter au bord du Darjeeling Limited, le film aurait été tout autre! :)

Je vous le conseille vivement!!

3 commentaires, dernier de Ross.

Ils sont encore là
Ce soir dans le Grand Journal, avait lieu le grand retour du Suprême NTM. J'ai failli verser ma larme tellement c'était beau. Je sais il y'a plus touchant comme groupe et comme musique.
Mais ça me rappelle le collège, ces bons et ces mauvais moments. Ces heures où on se prenait pour des petits caïds et des trVe rebellz.
Et putain ce que c'est bon de les revoir. 10 ans après leurs textes sont toujours d'actualité, ma génération a pris 10 ans dans la gueule et la vie nous a tous bouffé. Leur retour fait du bien et me redonne le goût de combattre à nouveau!




The Mars Volta
Paris, Olympia, 5 mars 2008




"Putain on en a eu pour notre argent et ils semblent avoir pris leur pied en faisant durer les chansons, mais parfois trop à mon goût, et j'aurais bien aimé les gros classiques mais vu la prestation il n'y a pas à se plaindre non plus"

Voici le compte rendu faite par une amie ayant assisté au concert avec moi, rien à dire de plus. Ces mecs sont juste super bon dans ce qu'ils font. 3h non-stop, jamais vu un truc pareil. Objet à la critique, le public parisien, qui pour la plupart se croyaient dans un salon de thé ou au Parc des Princes, assez gavant.
Dommage aussi que la partie chant/guitare/basse/batterie, au niveau du son, prenait trop le pas sur les cuivres, qui mériterait d'être plus mis en avant.
Dommage aussi que la setlist aient été trop orienté sur le dernier album.

Mais rien que pour entendre Asilos Magdalena et Roulette Dares en live, je ne regrette en aucun cas ma présence à ce concert!!



La setlist:
Roulette Dares (The Haunt Of) - Viscera Eyes - Wax Simulacra - Goliath - Ouroboros - Tetragrammaton - Agadez - Cygnus...Vismund Cygnus - Aberinkula - Drunkship of Lanterns - Asilos Magdalena - Miranda - Day of the Baphomets

3 commentaires, dernier de Ross.