FLEURS DE SANG
par Marquis
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Description :
L'homme est brumeux,
le monde est noir, le ciel est sombre .
Les formes de la nuit viennent dans l'ombre ;
Et nous, pâles, contemplons.
Nous contemplons l'obscur, l'inconnu,
l'invisible, et nos fleurs de Sang †

Ville :
Anywhere ou† of this world.

Date de naissance :
01/01/1900

Site internet :
Non spécifié
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N.I.N Year Zero :: Jesus, Varcarme et Industries.
NINE INCH NAILS
Year Zero
Post-industrial-Rock




Year Zero, fut réalisé durant la dernière tournée de NIN par un leader dans une dynamique quasiment solo, ce nouvel album obéit à une stratégie de "collage" que Reznor avait relégué au second plan sur le précédent opus, au bénéfice d’une fixette R&R collective. Quelque part, Trent semble avoir renoué avec une donne essentielle : l’inventivité. Year Zero est une suite de chansons volontairement bancales, partagées entre le désir de produire de nouveaux formats courts de musique populaire et le désir irrépressible de l’expérimentation sur le son. Ainsi, sur de nombreux titres, Reznor entreprend une dichotomie entre une première partie couplet/refrain (somme toute classique), contrebalancée par le surgissement d’outros instrumentales dénaturant et déglinguant le propos initial. Le flinguant parfois.

Dès le départ, avec HYPERPOWER !, on sent l’aspiration de Reznor à renouer avec un bruit bricolé, nettement plus dérangeant et aventureux que celui de "With Teeth". Ce son-là supporte un propos conceptuel dont la trame vise le futur. Reznor imagine un monde décadent et corrompu, dont l’existence s’inscrit dans la quinzaine d’années à venir. Eau contaminée par le Parepin (substance de lutte contre l’agression de l’humain par attaque bactériologique – nom générique : Zeridin), et groupements humains en proie à l’hallucination collective.

Au fil de ce récit apocalyptique, le leader projette de redonner un équilibre au son de NIN : un groove hypnotique soutient un chant plus contenu que sur les disques les plus démonstratifs de Reznor, The Warning. Stratégie du collage : d’un bout à l’autre, "Year Zero" ressemble à un support chaotique, une sculpture granuleuse et pointue agglomérant de multiples matériaux et dont l’assemblage s’est fait sur un petit établi. Main d’œuvre réduite, pour démonstration de savoir-faire et de maîtrise. Gros jeu sur les basses (aquatiques sur God given), confusion entre guitares et synthétiseurs, tout s’organise sur "Year Zero" comme si Reznor souhaitait réinventer le mode opératoire sans trop déstabiliser l’auditeur. Car en somme, même si Trent se montre preste en termes de structures et de textures, le paysage reste voué à une exploration typée : le son est electro, les rythmiques saturent ("Meet your Master", "The great Destroyer"), et l’énergie est contenue ("In this Twilight", superbe). Cette dernière explose peut-être plus rarement que sur un disque tel que "The Downward Spiral". En comparaison, "Year Zero" conserve une attitude plus… lancinante. Plus subtile même, osons le mot. En gros, Trent Reznor vient de commettre un nouvel exercice de sophistication et d’atmosphères (le curieux "The greater Good" aurait pu se voir attribuée une place sur "The Fragile"), sans jouer à fond la carte du déploiement de forces. L’album n’en regorge pas moins de moments épiques ("The Beginning of the End", impeccable) mais sait aussi recourir à un très beau minimalisme (le piano désertique de "Another version of the Truth"). Il recherche un nouvel équilibre, semble y parvenir.

Il y a là une forme de synthèse inédite pour Nine Inch Nails.
"Year Zero" n’est pas un disque immédiat, son potentiel émotionnel se planque sous un immense rafistolage, un ravalement de façade qui en découragera peut-être certains mais qui ne dépossède nullement, jamais, Nine Inch Nails de ses atouts premiers : sens de l’hypnose, gestion de la puissance, et déconstruction du rock via les machines...






Tracklisting :

1. HYPERPOWER !
2. The Beginning of the End
3. Survivalism
4. The Good Soldier
5. Vessel
6. Me, I’m Not
7. Capital G
8. My violent Heart
9. The Warning
10. God given
11. Meet your Master
12. The greater Good
13. The great Destroyer
14. Another Version of the Truth
15. In this Twilight
16. Zero-Sum

par Marquis le 27/09/2007 à 17:59
Is this the beginning ?

par Ross le 28/09/2007 à 13:43
En tout cas, c'est une belle chronique. ;)

par Marquis le 28/09/2007 à 18:52
Merci, on voit les fans :P

par Ross le 04/10/2007 à 13:48
Nan nan sérieusement, je troue que ta chronique est bien écrite. Bon c'est sûr que ça m'est plus facile à juger puisque je suis fan mais je trouve que t'as bien capturé l'essence de cet album.

par Marquis le 06/10/2007 à 01:22
A belle oeuvre, beaux mots ;)

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