Le 02/03/2007 à 18:20
Non, non ce n’est pas un titre racoleur pour amener tout les fans de NIN a lire mon blog (pour ça le blog de reno le fait très bien :p ) non la c’est juste une réflexion sur tout le système déployé autour de l’histoire de year zero sans pour autant parler de l’histoire a proprement parler.
Il se trouve qu’en ce moment je lis le roman « fight club » et je trouves des parallèles intéressants avec le « art is résistance club » même si le but est radicalement different. Déjà le coté « underground » et secret des deux organisations -fictives?- montrent bien le coté hors du système et anti conformistes de ces regroupements dans une société qui s’enferme de plus en plus dans des valeurs morales. Après il y a aussi le fait que ces « clubs » ont un but philosophiques au delà de l’apparat de simple club de « résistants ». Par contre la différence fondamental entre le fight club et le art is résistance club est dans leur finalité : là où le fight club (et , plus tard dans la trame du livre et du film , le projet chaos) n’œuvre que pour provoquer le chaos et détruire le monde ; l’art is résistance club est plus dans un but « d’éveil » , d’éveil du « peuple » aux dangers d’un totalitarisme grandissant ( du moins dans l’histoire de year zero) , de prise de conscience que l’on peut agir mais aussi je serais tenté de dire pour rendre a l’art la place qui lui est due. En effet l’art a de plus en plus perdu de sa force et de sa capacité a faire réfléchir depuis la fin du 20ème siècle. On est rentré dans l’ère de la société de « l’entertainement » où le fait de se divertir prend le pas sur la réflexion et peut être est ce aussi l’un des messages « subliminale » de toute cette histoire de year zero. Il y a aussi un dernier aspect qui m’interesse dans ces deux organisations fictives c’est leurs capacités a influer sur la « vie réelle » , je suis très curieux de savoir si après l’adaptation en film de fight club il n’y a pas eu justement des vrais « fight club » qui se sont monté. Par contre le art is résistance club est un peu plus spécial vu que « nous » pouvons interagir et ça incite a ce que « nous » prenions le relais (ce qui est plutôt efficace)
Enfin bon je ne suis pas philosophe c’est juste une petit réflexion comme ça mais n’hésitez pas a réagir si ça vous dit j’ai hate (comme mon confrère blogger le magnifique, le somptueux RENO :p ) de savoir la suite de toute cette histoire qui me passionne follement.
Le 21/01/2007 à 04:01
Voilà ça faisait un certain temps que j’avais plus réactivé mon blog ( pas d’envie, problème d’ordi , difficulté a trouver d’autres sujets intéressant et beaucoup de livres a lire et de musique a écouter) mais il y a un sujet qui me chiffonne depuis quelques années et qui en tant que "passionné" de musique me titille un peu : c’est la disparition annoncé comme quasiment inéductable du cd.
En fait je serais tenté de dire pas seulement du cd mais de tout format " physique " contenant de la musique. Selon les chiffres de Nielsen soundscan international plus de 675 millions de morceaux ont été téléchargé dans le monde en 2006 - je suppose bien sur que c‘est légalement . Beaucoup considère ça comme une avancée , la musique disponible pour tous de chez soi sans bouger , une possibilité de découverte infini grâce au net mais j’aimerais poser une question qui pourrait passer pour rétrograde mais que je me pose personnellement en tant que passionné : Cela va t-il apporter quelque chose " artistiquement "?
Bien sur le progrès c’est magnifique , merveilleux mais je suis pas vraiment fan du progrès quand elle se fait au profit du " profit " justement. Personnellement je ne serais plus autant passionné de musique qu’avant si un format " physique " ne survivrait pas car ce que j’adore dans les cd que j’achète c’est que je n’écoute pas " que " 14 ou 15 titres enchaîné , pour moi je rentre dans un univers a part entière que l’artiste ou le groupe façonne. Pour moi un album c’est un tout , aussi bien l’artwork de l’album que le livret ou bien sur la musique. Un album de tool ne serait pas un album complet sans la pochette magnifique qu’ils nous livrent a chaque fois. Bien sur avec d’autre artistes c’est pas la même conception , un Benabar ou une Lorie font des pochettes " accessoires " mais doit-on pénaliser aussi ceux qui se cassent le cul a soigner le tout?.
L’autre défaut que je donnerais a la disparition d’un format « physique » c’est qu’elle " briserait " les formats qu’on a eu l’habitude d’écouter. En fait on sera même plus obligé de " prendre " un album mais de " picorer " les titres qui ont l’air bien. Personnellement , et dans ma vision de " passionné " , je vois ça comme un manque de respect total de l’artiste qui s’est fait chier plusieurs mois parfois a enregistrer un album et qui verra peut être un titre plébiscité alors que les autres seront ignorés. Bien sur je demande pas a ce qu’on oblige a tout prendre mais je trouve ça bof personnellement pour l’artiste. Je trouve personnellement - et je vais encore passer pour un aigri - que le grand public est devenu " feignant " et ne supporte plus la durée d’un album entier , ils " zappent " très vite.
Et aussi le dernier défaut principal que je trouve a la disparition d’un format physique et qui la est peut être purement " narcissique " c’est que je n’aurais plus l’excitation d’avoir le cd en main et de l’écouter en lisant le livret ou alors de quelque fois un peu frimer en montrant ma discothèque perso. Sérieusement je trouve ça un peu triste que plus tard on montrera avec fierté le nombre de mp3 astronomiques qu’auront les gens mais combien auront-ils vraiment écouter TOUT les mp3? Et je voulais aussi parler de la probable disparition des disquaires qui signeraient leur arrêt de mort avec l’avènement du " tout informatique ". Bien sur les vrais disquaires ont déjà du mal a survivre maintenant et je pense qu’un marché de la musique comme ça serait vraiment morose.
En fait les seules qualités personnelles que je trouve au mp3 c’est que c’est un remplaçant crédible aux singles. Le marché du cd single pour moi est plus un marché fait pour le mp3 . L’autre qualité qu’elle a apporté c’est que ça a finalement donné un nouveau souffle au walkman grâce aux i-pod et autres appareils qui ont suivi le mouvement. On reproche souvent aux cd d’être cher mais le mp3 est -il vraiment moins cher? Bien sur vous allez me dire c’est gratuit mais légalement c’est dans les 10-11 euros l’album et perso je trouve ça bien cher pour des fichiers informatiques alors que moi bizarrement j’achète mes albums a 4 ; 5 ou 6 euros en bonne état en occas et avec une pochette et le livret.
Pour finir on pourrait croire que c’est un gros « réac » qui a écrit ce pavé mais c’est juste un passionné de musique qui trouve que le progrès , si il « entrave » le coté artistique , n’est pas forcément une bonne chose. Bien sur je dis pas non plus que le cd doit rester ad vitam eternam le format pour la musique , mais je me vois mal , dans le futur , acheter le nouvel album des foo fighters ou des deftones et puis avoir comme pochette un vulgaire fichier JPG a imprimer - chose que vient de faire dépêche mode en proposant une intégrale en mp3 de leurs oeuvres avec comme pochette …… une illustration inédite de anton corbjin en JPG …Pour résumer pour moi ce serait : la "mort" du cd est une bénédiction pour "l'industrie" musical mais une menace pour "l'art" musical
Le 05/11/2006 à 16:00

Après 3 ans d’absence , ils sont de retour. Oui je veux bien sur parler des Deftones, le groupe de Sacramento qui a réussi plus que quiconque leur mutation de groupe de néo métal en groupe de rock classieux et planant. Le leitmotiv du groupe a toujours été la qualité avant la quantité : ce qui fait qu’en quasiment 15 ans de carrière ils n’ont sorti que 5 albums. SNW (faisons court) est donc le 5ème albums des Def.
L’enregistrement a été assez chaotique : des engueulades dans le groupe ,Chino qui part en plein enregistrement en tournée avec Team sleep , son projet parallèle ; Chino qui critique ouvertement le travail de Bob Ezrin , le producteur initial , avant finalement d’enregistrer toute ses voix avec Shaun Lopez ex guitariste de far et leader actuel du groupe , peu connu en France, Revolution smile. Bref ça ressemblait plus aux feux de l’amour (spécial dédicace a lau si elle voit cette chronique ;) ) qu’a un enregistrement de disque.
Qu’en est-il de l’évolution de leur musique alors? Eh ben les fans de la première heure risque encore d’être un tantinet déçu : le groupe , après un 4ème album un peu plus rentre dedans que white pony (l’éponyme) qui avait plutôt diviser les fans (on le trouvait trop froid, pas assez représentatif de tout le potentiel du groupe) , Deftones revient a un son un peu plus expérimental et planant qui se rapproche plus du travail fait sur white pony que de celui de l‘éponyme. Tout démarre avec « hole in the earth » , le premier single extrait de l’album , la guitare est la mais on sent une certaine retenue , le titre est plutôt facile pour un groupe comme eux mais efficace , bref idéal pour un premier single. Ensuite « Rapture » arrive et la ça s’énerve déjà un peu plus : la batterie est rapide et présente (le jeu d’Abe est vraiment excellent sur tout l’album) , la guitare se fait agressive et Chino chante excellemment même dans les cris. Puis arrive le premier sommet de l’album « Beware » et là on retrouve tout ce qui fait le charme de Deftones : guitare saturée , batterie bien dans le rythme , clavier qui nous pénètre dans une ambiance sombre et obscure , et une voix magnifique qui nous prend aux tripes et nous plonge totalement , ce titre est une pure merveille et sera , je l’espère , l’un des futurs « standards » du groupe tellement l’ambiance est élaboré et on sent que l’apport de Frank Delgado est plus que jamais indispensable maintenant dans l’évolution des Def. Encore une autre preuve de cette évolution : « Cherry waves » où là aussi les sons électroniques ont un rôle plus que prépondérant mais ce qui surprend aussi le plus c’est la voix de Chino qui est jamais été autant dans les aigus avant. « Mein » par contre est plutôt un titre « classique » avec l’apport de Serj Tankian qui est plutôt anecdotique. Par contre avec « u,u,d,d,l,r,l,r,a,b,select,start, » on a un deuxième choc : Deftones s’aventure dans le post rock et le moins que l’on puisse dire c’est que c’est beau et personnellement j’aimerais beaucoup voir le groupe creuser dans ce registre , pourquoi pas un long titre instrumental dans le prochain album? - enfin si il y en a un de prochain album.
« Xerces » prolonge l’état d’apesanteur du titre précédent avec les mêmes recettes imparables : les claviers de Delgado , le chant de Moreno. On sent un coté Team Sleep dans ce titre mais avec un coté un peu plus « brut » que donne la guitare de Stephen. Par contre après on est réveillé brutalement par le titre le plus violent de l’album : « rats,rats,rats, ». Véritable défouloir sonore dans cette album avec un Chino qui vomit ses paroles , un son vraiment massif et brut avec même un passage assez « Soulfly » dans l’esprit. L’intro de « Combat » est un leurre , ce titre est en fait un titre très rock mais planant aussi qui donne encore une fois la pleine mesure des capacités vocales de Chino Moreno. « Kimdracula » est un peu du même style que le titre précédent et est encore très bon . « Rivière » , titre apaisant et doux mais inquiétant car on guette le sursaut qui ne vient jamais et finalement c’est sur ça que se clôture l’album.
En résumé cette album est une réussite et peut être que Saturday Night Wrist était l’album a sortir après White Pony car il est quasiment un prolongement sans être une suite. Il y a une certaine diversité aussi dans cette album qui donne un visage complet du groupe mais peut être est ce aussi un défaut : l’album n’a pas vraiment d’univers mais est plutôt un patchwork mais ce n’est pas vraiment grave. Un opus qui montre que Deftones n’a vraiment plus rien a voir avec le groupe d’ado des débuts.
Le 17/10/2006 à 18:19
Mes amis jeunes , voyez vous je vous plains. J’ai regardé dimanche dernier Zone Interdite animé par la plantureuse et talentueuse Melissa Theuriau et le sujet était sur les « dangers » de l’adolescence. Bref un sujet mainte et mainte fois rabattu par zone interdite ou autre émission de la chaîne car c’est bien racoleur et ça attire des gens. On a eu le droit tout d’abord aux ados attirés par tout ce qui concerne l’asie avec les mangas notamment et on voyait notamment une filles d’à peine 15 ans fringué a la japonaise a la fin du reportage qui disait vouloir aller au japon pour connaître absolument ça. Bon bien sur a M6 on prend toujours les cas extrêmes : ceux qui s’abrutissent au manga a fond et qui croit qu’en allant au japon ça va leur ouvrir l’esprit alors que c’est pas forcément que ça mais de la a en faire un danger pour toute l’adolescence fallait oser mais bon ce n’est que le début. Après nous avons eu le droit au phénomène « lolita » avec donc tenues provocantes, string etc etc bref rien de très nouveau que du vu et revu et aussi le sujet d‘après sur l‘anorexie pas mal intéressant car quand on voit les fils de fers qui sont mannequin c‘est flippant.
Mais le meilleur arrive avec les deux prochains reportage : le premier sur le piercing et autres joyeusetés comme les scarifications , qui donnait vachement envie d’aller vomir des fois notamment la fin avec l’accrochage - l’accrochage consiste , pour ceux qui auraient louper le reportage , a se faire attacher par des crochets de boucher (qui tire donc la peau) et a se faire accrocher pendant quelques secondes (voir même minutes) pour certain , bref du très appétissant quoi ; puis on a eu le droit , pour le dernier reportage , au sacro-saint classique « le satanisme » (sujet ô combien récurrent pour la chaîne ) , avec tous les clichés bien sur (Manson c’est le diable , le métal c’est péché) , bref un sujet a bien se fendre la gueule sauf si il y avait pas derrière un arrière goût de donneur de leçon moralisatrice. C’est vrai quoi qu’est qu’il y a de mal a ce qu’il fasse ça? Bien sur tant que les parents contrôlent un peu et que le gosse reste conscient et ne va pas trop loin il y a rien de mal , là on avait l’impression que le gamin qui fait un groupe de métal et qui écoute manson était directement l’antichrist.
Mais qui peut on appeler pour faire prendre conscience de ça aux gens? Renaud? Non faut pas déconner. Il y avait qu’a voir la prestation moralisatrice qu’il a fait pendant le grand journal il y a 15 jours c’était désespérant : d’abord il nous a fait son énième discours gnangnan sur son histoire d’amour qu’il lui a rendu la vie et la fait arrêter l’alcool , après il nous a sorti un discours digne de notre ministre de l’intérieur disant que libé l’avait peut être flingué mais que le peuple avait choisi et avait raison , puis ce fut au tour de Jean Louis Murat de se faire épingler par Renaud - le chanteur Auvergnat avait dit sur le même plateau que Renaud on le surnommait citronelle a cause de son alcoolisme enfin bref - en disant qu’en regardant Murat , il voyait celui qu’il était il y a 6 ans quand il était alcoolique, que son album était vide et qu’il ne vendait qu’a 20 pecnos , bref un bel exemple de tolérance de sa part surtout venant d’un mec qui disait il y a 30 ans que si il avait un flingue il tirait sur les flics. Maintenant il attaque des petits journaux pour un article certes assez incendiaire voir même vulgaire sur certains points mais de la à demander plus de 10 000 euro de dommage et intérêt , ce qui signifiait la mort de ce petit journal - qui a d’ailleurs disparu entre temps - c’est pas vraiment a l’image du grand tolérant et rebelle d’antan surtout que maintenant il donne pour une association soutenant … les enfants des policiers , impensable il y a 30 ans. Bref en fait je crois que son dernier single , « les bobos » ça lui va bien pour décrire le « nouveau » Renaud. Aller d’ici la restez jeune et restez vous même.
Le 17/10/2006 à 18:19

L’année dernière on a pas pu le rater, il était quasiment partout la où on pouvait parler de littérature. Bret Easton Ellis a été l’un des gros buzz de 2005 en matière de littérature étrangère. A la télé, dans la presse , on n’a cessé de faire des éloges sur ce roman - il a même reçu le prix de roman de l’année attribué par la rédaction du magazine Lire - écrit par l’enfant terrible de la littérature américaine, auteur notamment de « american psycho » et de « les lois de l’attraction ». Mais concrètement qu’est qu’il en est de ce fameux « Lunar Park »?
En fait c’est l’histoire de Bret Easton Ellis - auteur américain a succès traumatisé par le souvenir de son père violent et alcoolique - qui nous raconte sa vie mais surtout principalement les évènements qui arrivent depuis qu’il s’est installé avec sa femme Jayne Dennis - actrice américaine connu - qui a eu un enfant avec lui que bret n’a jamais connu ,mais qui date de leur première liaison (Robby âgé de 15 ans) ; et un autre enfant avec un autre compagnon (Sarah âgé de 6 ans). Rapidement l’existence de l’écrivain va prendre une tournure étrange : le canari en peluche de Sarah prend vie et saccage la chambre de la petite fille ; les murs de la maison « pèlent » laissant apparaître une autre peinture - alors que la maison n’a jamais été repeinte ; la moquette de son salon pousse et change de couleur tandis que des empreintes cendrés s’imprègnent et ne disparaissent plus ; il voit Patrick Bateman - tueur « héros » du roman american psycho - « exister ». Mais c’est surtout des choses faisant référence a son père qui vont le plus l’intriguer : il retrouve , un soir dans son jardin , la tombe de son père ; il voit régulièrement la voiture qui appartenait a son père avec la même immatriculation mais surtout des étranges e-mail , envoyé par la Bank of America a Sherman Oaks - lieu où sont entreposés les cendres de son père - tous les jours a 2h40 (heure exacte de la mort de son père) , ces e-mail contiennent a chaque fois la même chose : lorsqu’il clique dessus , un écran vide apparaît. De plus s’ajoute la dessus une affaire mystérieuse d’enlèvement d’enfant et un tueur agissant selon les mêmes méthodes et le même ordre que Patrick Bateman.
Réalité ou fiction? Personnellement je trouve qu’il a réussi a faire son roman le plus personnel mais aussi le plus éloigné de la réalité. Tout commence comme une autobiographie : Bret raconte son enfance , ses succès littéraires , sa dépendance a la drogue et aux fêtes tournant a l’orgie. Quand soudain au second chapitre tout s’arrête et on se retrouve avec un Bret devenu un gentil mari et un père de famille qui donne des cours a l’université et essaye de terminer son roman. Puis d’un coup le fantastique fait peu a peu son apparition avec plusieurs évènements. Le coté personnel je le ressens dans les sentiments du héros principal (ce qui est pas étonnant étant donné que c’est aussi l’auteur du livre). Malgré l’environnement « fictif » qu’il a donné (sa vie en famille dans une petite banlieue résidentielle , les évènements surnaturels qui s’y déroulent) la couche de vérité nous révèle un auteur traumatisé par son père et qui se réfugie dans la drogue et l’alcool pour oublier.
En résumé un vrai roman de fiction qui met en scène l’auteur lui même mais qui est finalement plus réel qu’on le croit. C’est assez bizarre et dur a décrire mais je vous conseille fortement ce roman. Je peux pas dire si c’est le meilleur étant donner que je n’ai pas lu les autres mais ça devrait pas trop tarder je pense.
Le 10/10/2006 à 18:40

A dire vrai , je m’attendais pas a parler du nouvel album de Kaolin voir même de l’acheter , non pas que je détestais le groupe avant - d’ailleurs je possède le précédent album : de retour dans les criques - mais j’attendais pas forcément grand chose du nouvel opus du groupe de Montluçon.
Et puis je suis tombé sur le premier « single » a la radio : partons vite. Là je sais pas comment définir cela mais j’ai été touché par cette petite chanson qui dégage une impression de naïveté presque adolescente , une balade dans le sens propre du terme : une guitare guillerette, une batterie discrète , des paroles simples mais qui touche. Ce morceau donne envie d’aller dans une plaine et de se rouler dans l’herbe avec sa petite amie. Bref c’est une chanson d’été , dommage d’ailleurs que l’album soit sorti seulement fin septembre. Bon bien sur les fans ont crié au scandale en écoutant le morceau les accusant de devenir « commercial » mais franchement faut prendre ce titre comme une petite chanson gentillette sans plus.
Mais le reste de l’album est d’un tout autre calibre et la on retrouve le Kaolin qu’on connaît déjà : ça navigue entre titre très rock, un peu rentre dedans comme « fais semblant » ou « chercher des poux » et titres un peu plus posé comme « sur le coeur » ou « je reviens ». Mais il y a clairement trois titres qui surnagent : tout d’abord « Greta » , morceau très ambiant où émerge des paroles dites , et non pas chantés , parlant de Greta , une femme surement ; « Lilla Huset » est, quant a lui , un pur titre post rock instrumental de plus de 7 minutes , a la manière d’un mogwai maniant les montés électriques et les ambiances feutrés un peu comme « caraïbe » sur l’album précédent ; « J’insiste » commence comme une comptine épuré , une voix , un clavier , ça donne une ambiance très belle jusqu’à l’explosion et l’arrivée des guitares qui donne un coup d’électricité au titre qui termine par un petit solo de basse.
Bref si vous êtes fan de rock français et si vous êtes assez ouvert , je vous conseille le nouvel album de kaolin. Ca parle beaucoup d’amour et des femmes mais niveau composition c’est efficace et très aérien a certain moment.
site officiel du groupe Kaolin
Le 06/10/2006 à 02:27
Mes amis jeunes , voilà un conseil que tonton CHINO va vous donner pour bien vivre a la campagne
tranquillement sans se faire chier par les voisins tout les 5 minutes : ne soyez pas créatif, ne soyez pas intelligent et cultivé , ne soyez pas passionné par l’art ; restez fermé et soyez con. C’est la mésaventure que connaît en ce moment le patron d’une entreprise de la nouvelle économie. En effet j’ai regardé avec un œil discret la nouvelle émission sur m6 ,ersatz de « 7 a 8 » et je suis tombé sur un reportage sur la fameuse « maison du chaos » ,objet de conflits surréalistes et stupides. En fait tout a commencé lorsqu’un patron d’une start-up s’installe dans un village prés de Lyon. Il achète une maison et transforme cette demeure en , comme il l’appelle lui même, maison du chaos. Cette maison du chaos est en fait une œuvre d’art qui montre les plus grands malheurs et drames du monde. On y voit notamment une représentation des attentats du world trade center, l’enterrement d’arafat ou un mur peint avec des portraits de terroristes et de dictateurs. Bon certes cette œuvre n’est peut être pas de très bon gout voir même peut choquer mais de la à en faire un tel barouf franchement : les voisins sont choqués par l’œuvre faite et veulent forcer le propriétaire de la maison a le remettre a neuf , la même chose est réclamé par le maire. Alors soit je veux bien qu’on aime pas l’art moderne dans les villages de campagne mais a ce point franchement ça en devient pathétique. Déjà que ces villages sont mort et il se passe rien a part la fête de la morue une fois l’année , ça aurait pu devenir une « attraction » mais non on rejette. Je suis sur que la même maison a Paris on aurait rien dit et on aurait même trouvé ça génial.
Mais cette histoire de maison a eu des effets pervers dans le même village : d’autres villageois se sont mit a faire de « l’art ». En effet un couple a par exemple repeint la porte de son garage en des formes chatoyantes et plutôt gaie , un cinquantenaire a ,lui, repeint ses arbres nu en rouge pour qu’ils soient mieux mit en valeur , mais le must reste quand même ce que le voisin de la maison du chaos a fait : il a construit la maison du bonheur juste a coté avec message de paix et d’amour partout sur le site. Mais le maire , plutôt que de ne rien dire et de laisser faire ses élans de créations , condamne ses œuvres et dir même que si ça continue ce sera l’anarchie bientôt. Ses créations ne sont certes pas des pièces de musée mais ca dénote d’un élan d’ingéniosité chez certaines personnes. Le maire a même licencier le créateur de « la maison du bonheur » ,qui est homme de ménage, car il était soi-disant dans le camp des créateurs. Bref ça tourne au ridicule et bientôt peut être le summum va être atteint puisque le créateur de la maison du chaos va se présenter a l’élection municipal contre le maire actuel , bref on a pas fini de se marrer.
Je vais terminer avec un petit reportage que j’ai vu au journal de 20h de France 2 sur la ville anglaise de Middlesbrough qui pour rendre les rues plus sures et plus propres ont rajouté a leur caméra de surveillances des hauts parleurs pour rappeler a l’ordre les passants qui feraient des infractions. C’est vrai quoi, rien ne vaut une bonne petite humiliation publique pour un mégot ou un papier jeté. Et quand j’ai vu ces images , une œuvre littéraire m’est venu en tête : 1984 de George Orwell. On y va tout droit et je me demande dans quelque année ce qu’on va nous inventer pour nous « pister » : une webcam pour nous surveiller chez nous? Une puce qu’on implanterait et qui permettrait de tracer tout les déplacements? J’aimerais personnellement que la course au délit et aux terroristes n’entraînent pas une restriction des libertés individuelle même si la ça devient de plus en plus utopique. D’ici là n’oubliez pas de rester vous même et d’aimer Big Brother.
Le 06/10/2006 à 02:26

Suite et fin de la « trilogie du mal » avec ce « Maléfice » qui est un peu un retour au source après la parenthèse new-yorkaise qu’était « in tenebris ». Un roman qui revient la où tout a commencer et la où apparemment tout doit finir : Portland.
Tout commence avec la mort prétendue accidentelle d’un officier de la police environnemental d’Oregon : Fleitcher Salhindro, mort a cause d’une piqûre d’araignée dans la clairière d’une forêt prêt de Portland. Joshua Brolin , alerté par le frère de la victime - qui est aussi un de ses meilleurs amis - Larry Salhindro , va épauler la police locale avec Annabel O’Donnel , l’enquêtrice de New York, venue a l’improviste a l’initiative de Larry pour apporter de la compagnie a Joshua. L’horreur va monter d’un cran lorsqu’ils découvrent un corps , enfermé dans une sorte de toile d’araignée , au plus profond de la forêt. Et, pour ne rien arranger , des enlèvements de femmes et une recrudescence suspecte de piqûre d’araignée se manifeste en même temps dans tout Portland.
Dernier et ultime chapitre de la trilogie , ce dernier opus est une sorte de retour au source : tout d’abord pour Brolin qui ,au début de l’histoire , habite dans une maison quasiment au plein cœur de la forêt de Portland , a l’écart du centre ville , en ermite solitaire , on le sent sur le chemin de la « résurrection » peu a peu , prêt a un nouveau départ après les évènements dramatiques racontés dans « l’âme du mal » et il se sent prêt a , peut être, une nouvelle relation ; on retrouve aussi toute l’équipe de la police de Portland qu’on avait côtoyé dans le premier opus , avec une attention toute particulière a Larry Salhindro , que l’histoire concerne personnellement , mais finalement l’équipe est encore un peu au second plan pour laisser le « champs libre » a Brolin et O’Donnel , les vrais héros. En fait la seule « intrus » a Portland est Annabel O’Donnel , l’enquêtrice new-yorkaise qui arrive chez Brolin pour lui faire plaisir et qui se retrouve en plein milieu de toute cette enquête par hasard et qui va y participer et apporter de l’aide.
On retrouve toujours la patte de Chattam dans l’histoire : description quasi chirurgical des corps , psychologie des personnages - aussi bien héros que meurtrier - bien pensée. Donc comme d’habitude avec Chattam , âme sensible s’abstenir . Dans les premières pages du roman on plonge en plein fantastique tellement les évènements paraissent insensés mais , finalement par la suite , tout prend un sens et s’imbrique parfaitement dans ce puzzle qu’est l’enquête. L’auteur a toujours l’art de pouvoir captiver le lecteur et de l’entraîner dans cette descente dans les abysses et la folie d’un meurtrier. Pour moi c’est le meilleur de la série et elle conclue a merveille la trilogie.
Pour finir ce « cycle » trilogie de Maxime Chattam , je vous recommande le site officiel (très bien foutu d’ailleurs) de l’auteur : site officiel de maxime chattam j'espère que ca vous aura plu.
Le 28/09/2006 à 21:12

CLOGS , un groupe , telle que Sigur ros ou Mum , qui vous fait voyager par l’intermédiaire du son et de la musique. Ce groupe américain , dont quelques membres font parti aussi de « the national » , font une sorte de mélange de post rock, folk et musique classique voir musique de chambre. Et voici qu’a débarqué il y a moins d’un an dans un quasi anonymat le nouvel album s’appelant : lantern.
Dans cette album pas de grosses révolutions : toujours de longs morceaux instrumentaux qui vous prend et vous transporte dans des univers mystérieux et étranges. Après nous avoir transporté dans une forêt dans « stick music » , cette fois ci ils nous emmènent dans un phare près d’une mer agité et prête a se mettre en colère. On commence par « kapsburger » qui n’est pas un morceau original mais une reprise d’un titre d’un compositeur du XVII ème siècle s’appelant justement kapsburger : un morceau très simple, très épuré ; un ukulélé , quelque notes mais le charme opère. Ensuite succède « canon » qui débute par des percussions qui tape doucement et on entend quelques notes de guitares et les cordes derrières qui nappent ce morceau d’un climat envoûtant. Cette atmosphère se poursuit sur tout l’album. Seul titre qui « casse » un peu cette mécanique : « lantern » qui est le seul titre avec du chant ,néanmoins il est très bon mais, personnellement, je trouve que sans voix c’est encore mieux.
Amateur d’ambiance douce et feutré, cette album est donc pour vous. Des titres comme « ¾ » ou « Tides of washington bridge » vont vous faire décoller haut dans les songes. La tension de death and the maiden ou de voisins vous emmènera en mer agité. En fait il faudrait appréhender cette album de Clogs comme une B.O d’un film imaginaire, d’un film qu’on se ferait dans notre tête a partir de nos émotions.
Si ça vous intéresse vraiment je vous conseille pour en savoir plus sur le groupe d’aller sur leur site officiel : site de clogs
Le 28/09/2006 à 21:11
Ahhh mes amis jeunes, voyez vous aujourd’hui je vais commencer , une fois n’est pas coutume, par dire du bien d’une émission télé. Je vois vos mines ahuris « Comment? Toi dire du bien d’une émission télé? » Eh ben oui, même a moi ça arrive. Cette semaine a commencé l’émission culturel sur France 3 « demain ou jamais ». J’avoue j’attendais avec impatience pour voir dans quel angle l’émission allait s’attaquer a la culture et en fait , à ma grande surprise , ça m’a bien plu. Tourné en direct déjà, ce qui est louable a une époque où les émissions enregistrés sont légion, dans un décor de « boite branché » et présenté par frederic taddei ,qui s’était fait connaître en étant tout d’abord dans la bande a bonaldi puis en animant paris dernière, l’émission « culte » de la chaîne paris première. Je sais que pour certain il fait trop parisien ou trop branchouille mais moi je l’aime bien ce petit gars. Le contenu est plutôt exhautif et assez éclectique : pour la première on a eu un débat sur le livre de Jonathan little : les bienveillantes puis ça a enchaîné sur …. Soir 3 qui fait un peu bouche trou entre les deux parties de l’émission. Après on nous a présenté un roman écrit en SMS, oui oui quelque un a osé tenter ça , comme si les mômes avaient pas déjà du mal avec l’orthographe , on montre en plus qu’ils peuvent devenir écrivains de cette façon , enfin bref. Et cette émission s’est terminé sur Diam’s qui , même si je n’apprécie que très modérément sa musique, a l’air d’être une personne qui se la raconte pas trop et qui se la pète pas .
Par contre le lendemain ça s’est gaté sur un débat dont toute la France s’offusque : pourquoi TF1 a supprimé son film du dimanche soir ?. Alors je vous explique : le soir là , il y avait tout un gratin de réalisateur Français comme Onteniente auteur de quelque merdes comme jet-set ou camping et plusieurs réalisateurs de films plutôt « intello ». Face a ces réalisateurs, il y avait le spécialiste français des séries dont je me souviens plus du nom et le chef des programmes de France 3. En fait finalement les réalisateurs , un brin alcoolisé , ont passé leur nerf sur les deux pauvres contradicteurs qui ont mollement défendu leur position. Bon je comprend leur inquiétude : ils défendent leur steak mais vu la façon dont ils l’ont fait ça donnait pas envie de les revoir leur film le dimanche soir. Ils ont affiché un tel mépris et une telle supériorité face aux deux autres et aussi pour les amateurs de série US que je suis prêt a voir « les experts » tous les jours en prime time pour les faire pleurer.
Et pour finir j’ai vu une bande annonce du dernier prime de la star academy avec son lot d’invités prestigieux comme Patrick bruel ou Patxi… Ah? Vous ne connaissez pas Patxi? Mais si voyons le basque haut comme trois pommes de la star ac 3. Et au milieu de ses invités incroyablement « prestigieux » il y a une personne qui est peut être pas connu des ¾ des élèves : Cesaria Evora. Et la je suis en train d’imaginer l’un de ses jeunes , nourri à KYO ou Celine Dion , chantait…pardon massacrait en duo des chansons de Cesaria et là désolé ça me fait peur. D’ici la n’oubliez pas de rester vous même et d’aimer les gens.